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HIROYUKI AOKI, SHINTAIDO.
UN ART DE MOUVEMENT ET D’EXPRESSION
DE LA VIE
Description – L’auteur – Sommaire – Extraits – Pour commander
Description 
Shintaïdo. Un art de mouvement et d’expression de
la vie
est le premier livre consacré au Shintaïdo.
Il constitue une somme générale de présentation du Shintaïdo par son fondateur, Maître Aoki.
Qu’est
qu’un art martial « moderne » ? Comment la pratique
réelle, pas seulement philosophique, d’un art corporel
peut-elle nous aider à changer notre vie et notre monde ? Dans
ce livre, Hiroyuki Aoki
explique pourquoi il considère que la pratique des arts martiaux
traditionnels est aujourd’hui sans objet et comment le shintaïdo, un « nouvel art du corps »
est né. Pour créer le shintaïdo, Maître Aoki s’est inspiré des arts martiaux
japonais, mais aussi du zen, du yoga, des techniques du bouddhisme
ésotérique et de l’art occidental. Ce livre, qui comprend plus
de deux cents photos, est la première et unique présentation en
français du travail de Monsieur Aoki. Libre
à vous maintenant d’explorer avec votre corps le monde du shintaïdo.
« La
version originale de ce livre a été publiée en 1976 au Japon. Il fit
l’objet d’une traduction anglaise en 1982 et française en
1986 (rééditée en 1991). Cette troisième édition française marquera
une étape en ce qu’elle a été réalisée par une équipe composée
en majorité de nouveaux instructeurs.
Pour notre plus grand plaisir, l’auteur nous a fait la grâce
d’une nouvelle préface par laquelle il partage sa vision
actuelle de la spiritualité. Une spiritualité paradoxale faite de foi
et de ce que les philosophes qualifieraient de « doute
radical », dans la lignée des sages taoïstes chinois et des mystiques
européens du Moyen-Âge. Nous l’en remercions sincèrement. Les
deux parties du livre qui font suite, partie philosophique et partie
technique, n’ont pas pris une ride et continueront à servir de
référence aux pratiquants comme elles le font depuis plus de
vingt-cinq années. Les annexes contiennent certains textes à valeur
tant historique que de référence. Les photos techniques n’ont
pas été modifiées par rapport à la version américaine de
référence. » Pierre Quettier
Hiroyuki Aoki
Shintaïdo. Un art de mouvement et
d’expression de la vie
Traduit
de l’anglais par Bernard Ducrest et
Pierre Quettier
Photographies
de Kazunobu Yanagi.
Association
Française des Instructeurs de Shintaïdo,
2007.
Format
28 cm x 21,5 cm. 144 pp. 23 €
L’auteur 
L’auteur
de ce livre, Hiroyuki Aoki,
est aussi le créateur du Shintaïdo. Maître
en karaté-do (Shotokai),
il a déjà publié, en collaboration avec Maiître
Shigeru Egami, un
livre sur les kata de karaté : Karate-do
for professional. M. Aoki découvre le
karaté en entrant à l’Université Chuo
de Tokyo. Il devient en trois ans capitaine du club de karaté de son
université sous la direction de Maître Egami.
En 1966, M. Aoki fonde la Rakutenkai,
association à but non-lucratif, destinée à
l’étude de la Bible, des beaux-arts, de la cérémonie du thé et
des arts martiaux. Dans le cadre de la Rakutenkai
il réunit une trentaine d’instructeurs, tous experts en arts
martiaux. Ensemble ils pratiquent avec une intensité extrême à la
recherche d’une voie nouvelle. Pendant cette période, qui dure
trois ans, ils étudient surtout le Bojutsu
(bâton long), le Jojutsu (bâton court) et
le kendo (sabre). C’est de la synthèse de ces arts que naquit
le Shintaïdo.
Il est actuellement
Président d’Honneur de la Fédération Japonaise de Shintaïdo et de la Fédération Internationale de Shintaïdo (ISF).

Maître Aoki
Sommaire 
A
propos de l’auteur.
A
propos de l’ouvrage.
Préface.
Première
partie. La philosophie et l’histoire du shintaïdo
1.
Qu’est-ce que le shintaïdo ?
2.
Comment est né le shintaïdo ?
3.
Ce que le shintaïdo a conçu : Hikari to tawamureru
« Jouer avec la lumière ».
4.
Pour abattre les barrières qui nous séparent.
5.
Comment rendre cet âge meilleur.
Deuxième
partie. Technique : conseils aux pratiquants
1.
Eiko.
2.
Tenshingoso.
3.
Toitsukihon.
4.
Kenkain-hoko.
5.
Conseils aux instructeurs.
Glossaire
des termes japonais. Annexes.
Extraits 
Chapitre 1.
Qu’est-ce que le shintaïdo ?
Le shintaïdo est la lumière dans l’ombre et le
soleil dans l’obscurité. Par le Shintaïdo,
des gens fragiles et perpétuellement déprimés peuvent se découvrir
des ressources nouvelles et une énergie extraordinaire. Des gens à
qui manquent la volonté ou le courage d’exprimer ne serait-ce que
le dixième de leur talent peuvent croître et mûrir. Des gens qui
n’ont jamais pris conscience de leur vraie valeur comprendront
toute la dignité qu’il y a à être.
Ceux qui sont
trop timides pour exprimer leurs idées trouveront une confiance et
une conviction nouvelles. Ceux dont l’esprit s’endort se
sentiront inspirés par une foi nouvelle et des objectifs nouveaux.
Ceux qui se renferment sur eux-mêmes trouveront une nouvelle joie de
vivre à partager avec les autres. Les opprimés et les écrasés
comprendront que tous les êtres humains sont égaux devant Dieu et
libres d’exprimer leur Etre. Voilà pourquoi nous appelons notre
mouvement shintaïdo : « nouvelle
voie du corps ».
L’esprit,
l’ambiance du shintaïdo est plus religieux
et artistique que scientifique, plus émotionnel et primitif que
rationnel. Les mouvements du Shintaïdo font
plus appel à la coopération qu’à la compétition. Mais il
s’agit d’une coopération fondée sur l’expression
individuelle et non sur la soumission passive au groupe.
Trente
professionnels des arts martiaux ont collaboré à la création et à
l’organisation du shintaïdo.
C’est un système unique de mouvements, utilisant le mode
d’expression propre aux arts martiaux, qui s’articule
autour de deux techniques qui en sont à la fois l’origine et
l’aboutissement : eiko et tenshingoso.
Le shintaïdo ne peut être rangé dans aucun des
tiroirs traditionnels, arts martiaux, gymnastiques, thérapies à la
mode ou religions. Il s’agit plutôt d’une réponse à
l’une des plus profondes aspirations de cette époque, la
matérialisation d’un rêve ardemment poursuivi.
Il arrive
parfois qu’on découvre sur une carte une route dont on ignorait
l’existence. De même, le shintaïdo
peut être un guide à travers les énigmes de l’esprit et des
rapports humains. Plus encore, en nous apprenant à déplacer notre
corps en accord avec les lois de la nature, il peut nous servir de
guide dans nos relations avec le cosmos. Ainsi le shintaïdo
peut-il être considéré comme un manuel d’auto-éducation
et d’auto-formation au cœur de
nos vies.
(p. 22)

Chapitre 4. Pour
abattre les barrières qui nous séparent
Le shintaïdo commence maintenant à être connu hors
du Japon, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis, où il est
considéré avant tout comme un « art » à cause de
l’harmonie et de la subtilité de ses mouvements. Au printemps
1969, à l’initiative du Ministère de la Culture français, une
équipe dirigée par M. Philippe Ferrand se rendit au Japon pour faire
des recherches et réaliser un film sur les arts martiaux. Assistant
au keiko de la Rakutenkai,
ils furent tellement frappés par la force et le dynamisme en même
temps que par la paix et le calme qui en émanaient qu’ils
décidèrent de lui consacrer un film à part entière et de le présenter
au public français comme le sommet des arts martiaux japonais. Un
grand maître de tir à l’arc, Toko Anzawa, décédé depuis, fit ainsi part de ses
impressions après avoir assisté à la première de ce film :
« Il
m’est apparu nettement, en voyant ces images, que ceux qui y
figuraient se déplaçaient en état de parfaite concentration mentale,
état auquel seuls peuvent avoir accès ceux qui, dans leur pratique,
ont réussi à transcender les limites habituellement assignées à
l’homme. Au milieu du film, sortant des réflexions dans
lesquelles j’étais plongé, je me pris à essayer de décocher une
flèche imaginaire à la moindre ouverture qui se présenterait.
Jusqu’à la fin du film, je n’eus pas une seule fois
l’occasion de le faire. A tous je voudrais présenter mes
sincères remerciements pour nous avoir présenté, en dépit de leur
jeune âge, un aussi remarquable keiko. »
…………………………………………………………………………………………………
Lors de la
troisième conférence internationale de psychologie humaniste à Tokyo,
en août 1972, le shintaïdo fut présenté à
d’éminents psychologues, philosophes et médecins venus des
quatre coins du monde pour l’occasion : tous reconnurent
les mérites du shintaïdo et
particulièrement des principes philosophiques qu’il représente.
Lors d’un voyage destiné à promouvoir le shintaïdo
aux Etats-Unis, Alan Watts (qui enseignait alors la philosophie
orientale dans plusieurs universités américaines) assista à une
démonstration et déclara : « Le shintaïdo
va apporter la lumière et le salut à la jeune génération de
l’Amérique d’aujourd’hui. J’espère
sincèrement que vous parviendrez à répandre le shintaïdo
dans notre pays et je suis prêt à n’épargner aucun effort pour
que vous y parveniez.
Ainsi il
apparaissait que le shintaïdo, malgré son
origine japonaise, pouvait être accepté par des Occidentaux sans
modification ni réserve. Les arts martiaux qui étaient
jusqu’alors transmis verticalement, de génération en
génération, pouvaient maintenant se propager horizontalement, sur
toute la surface du globe.
(pp. 62-64)

Chapitre 5.
Comment rendre cet âge meilleur
Le monde
contemporain est tellement compliqué qu’on a du mal à
l’appréhender et à en rendre compte en ayant simplement recours
à la philosophie du Yin et du Yang ou à celle de l’attaque et
de la défense. Le keiko est une formule de
base et il n’a pas à inclure ou à exprimer ces complications.
Notre pratique doit plutôt se référer à des principes humains simples
qui font le lien entre le monde du keiko et
celui de la vie sociale. Nous devons apprendre ces principes avec nos
corps et les traduire en dispositions concrètes pour notre vie
quotidienne. Pour nous, la tâche la plus importante est de trouver le
sens véritable de notre vie. En faisant briller la lumière au centre
de notre vie, nous pouvons nous renouveler et stabiliser ce centre. Quand
un débutant sent que des talents cachés se réveillent en lui, il
réalise l’un des buts que j’avais originalement fixé au shintaïdo.
Je crois
qu’une vie créative consiste en millions de satori continus. La
création n’est pas le domaine réservé des artistes. Si nous
cessons d’agir mécaniquement dans notre vie de tous les jours,
si nous renonçons à hier, si nous nous séparons du vieux
« moi » de la veille et cela volontairement, alors nous
découvrirons une vie de satori continus.
Il est toujours
impressionnant de s’apercevoir que nos habitudes, tabous,
règles et préjugés ne sont que le produit de pressions intérieures et
extérieures, de véritables cadavres mentaux. Ils épuisent notre
énergie vitale et détournent notre créativité. Peut-être autrefois y
avait-il quelque motif à leur existence, mais ils ont
aujourd’hui perdu toute signification et toute vie. Incapables
d’exprimer nos espoirs et nos convictions comme nos idées et
inspirations, ces débris de l’histoire menacent de paralyser le
cours de nos existences. Il ne convient pas ici de se lancer dans un
inventaire de toutes ces antiques coutumes et conventions, nous
voyons naturellement ce qui est faux et contradictoire sous les
apparences de l’authentique et du vrai si nous faisons de nos
vies un lumineux et ardent brasier.
(p. 70)

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